Vu l'importance du sujet, je me suis permis de remettre sur mon blog l'article que j'ai écris ce matin pour le label.
“Il n’a jamais été plus facile de s’exprimer qu’avec le Web […] dans le même temps, nous sommes les témoins de l’explosion de la censure sur Internet”.
Dans le tout dernier rapport de l'OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe) sur la “gouvernance d’Internet”,
ce sont plus de 20 Etats qui sont montrés du doigt comme pratiquant l’autocensure. La Chine, l’Iran, le Soudan, le Kazakhstan, la Georgie, le Bélarus, parmi
tant d’autres, contrôlent l’accès au réseau de leurs citoyens dans le but de les dissuader de recourir au web et de mettre un frein aux oppositions. Ce nouveau rapport est un énorme pas en
arrière pour les droits de l’Homme et la liberté d’expression.
Pour parer aux contenus des “cyberdissidents”, les états concernés font preuve de beaucoup d’imagination. Pour exemples, l’Egypte met en prison les blogueurs qui vont à l’encontre de l’Islam. La
Corée du Nord, la Syrie et Cuba s’offrent le luxe de ne donner l’accès au net qu’à une élite proche du pouvoir. Le Tadjikistan, le Soudan et le Bélarus ne possèdent qu’un seul opérateur contrôlé
par les autorités nationales. La Chine et l’Arabie Saoudite filtrent par mots clés les flux et censurent les contenus contraires aux intérêts du pays (on ne trouve aucune page sur « Tien an men »
sur le réseau Chinois).
Je rajoute en plus un lien vers le site de Reporters sans frontière, qui permet aux internautes de se mêler à la lutte contre la censure sur le net.
Important. Très important.